Apocalypse Now

14/10/2016

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La « théorie du genre qui n’existe pas révolutionne cependant la mode », à la plus grande joie évidemment du journal « 20 minutes, l’un des quotidiens gratuits du régime. Bienvenue en enfer.

«Gender fluid» : Et si on assistait à la fin des genres masculin et féminin?

PHENOMENE Fini le temps où le monde n’était que binaire, avec le gender fluid, la jeune génération abolit les frontières entre masculin et féminin…

Défilé Gucci Hommes Printemps-été 2017, l'actrice Kristen Stewart, la chanteuse Christine and The Queens.

Et si la génération Z abolissait les frontières entre le masculin et le féminin ? Au fil des récents défilés no gender, des collections unisexes et des stars asexuées, le phénomène gender fluid conteste la binarité, les codes et les stéréotypes socialement associés au genre. Figure de proue du mouvement, Christine (and the Queens) fait la une de Time Magazine, devenue porte-parole d’une « nouvelle génération de leaders », de ceux « qui refont le monde ». Le point sur cette révolution vestimentaire, culturelle et militante.

« Sortir de la binarité fille/garçon »

Gender fluid, agender, neutral, bigenre, pangender ou encore no gender, une multitude d’expressions et de définitions sur les dictionnaires contributifs désigne cette « dynamique identitaire qui mixe le masculin et le féminin selon les jours et aboutit à la neutralisation des genres », résume Karine Espineira, sociologue et auteur notamment de Transidentités : Ordre et panique de genre. Le réel et ses interprétations. « Etre gender fluid, c’est sortir de la binarité fille/garçon, passer de l’un à l’autre, pour finalement embrasser une multitude d’identités », explique Alice Pfeiffer, journaliste mode au Monde et aux Inrocks, spécialiste des problématiques autour du genre.

56 % des 13/20 ans connaissent une personne qui se qualifie à travers des pronoms neutres (au lieu d’une utilisation classique du masculin/féminin), 74 % considèrent que « le genre ne définit pas une personne autant qu’avant », et 48 % se considèrent comme « complètement hétérosexuels », selon une étude menée par l’agence en prospective et tendances J. Walter Thompson Intelligence. Pour la génération Z, la frontière entre le féminin et le masculin est obsolète.

« On peut choisir ce qu’on veut être »

« J’ai toujours considéré qu’être une femme était un obstacle, donc j’ai voulu devenir neutre en termes de genre », explique Christine (and the Queens) dans les pages du Time. « Il n’y a plus de genre. Homme ou femme, maintenant on peut choisir ce qu’on veut être », résume Guram Gvasalia, le créateur du label Vetements et le nouveau directeur artistique de Balenciaga.

La garçonne des années 1920, le smoking d’Yves Saint-Laurent en 1966, la jupe de Jean-Paul Gaultier en 1985, l’allure unisexe de Calvin Klein dans les…

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1 Commentaire

  1. Rénato

    http://www.francetvinfo.fr/societe/debats/personnes-transgenres-une-loi-qui-facilite-le-changement-d-etat-civil_1872701.html

    La modification se fait seulement dans leur tête et ils exigent que l’État suive, c’est dément

    Par contre moi, demain si je décide de devenir un poisson chat et après demain un canard on fait comment ? ça marche comment comment pour l’état civil ?
    On va mettre quoi sur ma carte d’identité ? et combien de temps ça va prendre ?
    Non parce que finalement tout bien réfléchi il n’est pas exclu que dans 3 ou 4 semaines je décide d’être un ragondin sodomite, après tout hein pourquoi pas

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