Beauté mortelle

4/04/2016

Commentaires (0)

Partagez !

Produits de beauté : double dose de perturbateurs endocriniens

Les produits de beauté, c'est double dose de perturbateurs endocriniens

Des chercheurs américains sonnent l’alarme. Le recours fréquent aux cosmétiques, parfums et autres produits de beauté peut aller jusqu’à doubler l’exposition des adolescentes à certains perturbateurs du système endocrinien au potentiel toxique. Réalisée par des chercheurs du Center for Environmental Research and Children’s Health (CERCH) de l’École de santé publique de l’Université de Berkeley, l’étude a suivi pendant plusieurs jours la concentration de plusieurs agents chimiques courants chez une cohorte d’une centaine de jeunes filles.

En mesurant la présence dans l’urine de plusieurs de ces composés, avant et après leur usage, l’étude conclut que l’usage fréquent de savons, shampooing et crèmes de tout acabit peut comporter des risques à la santé à un âge où le système hormonal et reproducteur de ces jeunes femmes se trouve en plein développement.

Pour quantifier l’exposition à ces agents chimiques, les chercheurs ont remplacé pendant quelques jours les produits couramment utilisés par les jeunes filles par d’autres, ceux-là exempts de perturbateurs endocriniens connus, comme les phtalates (dont six dont déjà interdits dans les produits pour bébé), les parabens, le triclosan et l’oxybenzone.
Après trois jours, la présence de parabens, un agent de conservation largement utilisé dans les savons, les shampooings et les crèmes, avait chuté de 45 %, alors que celles de différents phtalates, un dérivé du plastique, avait diminué de 27 %. De la même manière, les taux de triclosan, un antibactérien présent dans les savons, le dentifrice et les désinfectants pour les mains, et d’oxybenzone utilisé dans des lotions solaires, avaient pour leur part fondu de 36 %.
« Parce que les femmes sont les premières consommatrices de plusieurs de ces produits, elles sont exposées de façons disproportionnées à ces agents chimiques. Quant aux adolescentes, elles courent un risque particulier, car elles sont à un moment où leur système reproducteur se développe, et les recherches montrent qu’elles utilisent plus de ces produits par jour que le consommateur moyen », souligne Kim Harley, auteure principale de l’étude, directrice associée du…

Lire la suite sur wikistrike.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *